Entreprendre Éthique: qu’avons-nous appris?

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Le 29 février marque le début des activités de la campagne Campus Plein Sud à Louvain-la-Neuve. Pour cette occasion, un documentaire a été proposé documentaire suivi d’une conférence sur les possibilités d’entreprendre de façon éthique.

Le documentaire a été réalisé dans le cadre d’un mémoire de Pénélope, Corentine et Céline, trois étudiantes en Animation Socio-Culturelle et Éducation Permanente. Il porte le même nom que l’éConférence Entreprendre Ethique (70)vénement, « Entreprendre Éthique », et expose diverses entreprises telles que BtoBgreen, Design Point ou Ecotop. Malgré la diversité entrepreneuriale présentée, ces sociétés ont toutes en commun la recherche de valeurs et d’une valorisation sociale des conditions de vie. Comme l’explique Thierry François, il ne s’agit pas de « faire de l’argent à tout prix », mais d’allier écologie, social et humain.

Afin d’entrer dans les détails et d’apporter un regard complémentaire, trois intervenants venus de milieux divers ont présenté leur point de vue concernant l’éthique entrepreneuriale. Bien loin d’être parfaite ou utopique, l’entreprise éthique semble à la portée de celui qui s’en donne les moyens. Telle parait être le point de convergence de nos conférenciers.

Thierry Ngosso a exposé le malaise né d’une inadéquation entre nos valeurs et celles du monde entrepreneuriale. Dès lors, il retient trois paramètres pour l’obtention d’une entreprise responsable, à savoir la liberté, la justice sociale et la capacité des autres institutions à jouer leur propre rôle.DSC00179

À sa suite, Céline Bouzegza, fondatrice de Conte de fèves, une entreprise de food-truck et atelier de chocolaterie permettant d’observer la confection de chocolat, nous a relaté son parcours. Elle ne voulait pas commercialiser du chocolat à n’importe quel prix. Après de nombreuses réflexions liées à son vécu personnel, elle a décidé d’investir dans le chocolat sans allergène, local et équitable. Pour cette entrepreneure, un mot résumerait l’éthique : la bienveillance. Celle-ci doit être présente dans tous les domaines.

Boris Aubligine, quant à lui, répond à la question qui nous taraude depuis le début de la conférence : que devons-nous entreprendre, changer concrètement ? Selon lui, il s’agirait de redéfinir l’action entrepreneuriale, sortir des cadres et imaginer les choses autrement. La clé de ces changements se trouverait dans l’interaction. Pour l’expliquer, le fondateur d’Etika Mondo fait un parallèle entre la découverte de l’héliocentrisme au Moyen-Âge et la définition de l’écologie dans les années soixante. Toute deux représentent une modification des visions du monde. Dans la seconde, nous comprenons que notre existence est régie par l’interaction avec notre environnement. Depuis lors, cette interaction définit notre façon de voiConférence Entreprendre Ethique (55)r le monde.

«Croyez en vous, vous êtes des talents»   (Boris Aubligine)

Une action concrète à engager peut être le crowfunding. « Il s’agit de devenir l’actionnaire, un membre de l’entreprise  afin de reprendre le pouvoir » explique Boris Aubligine. Nous pouvons également faire du « talent management » et allier pragmatisme et idéalisme, comme le font tant d’entreprises florissantes. Ajoutons les propositions de Mme Bouzegza pour un changement immanent. Chacun de nous peut s’impliquer dans un « réseau de transition ». Il vise à faire évoluer son village en amenant des idées afin d’améliorer l’avenir. Faire un potager collectif, un four à pain, des achats locaux ne sont que quelques exemples. Ne pas attendre les prochaines élections mais modifier son comportement dès à présent lors de nos achats. Être conscient de ses gestes lorsqu’on choisit de prendre un coca ou une poupée Barbie car quand on achète, on vote !

« Quand on achète, on vote » (Céline Bouzegza)

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